Cette petite ville est géographiquement rattachée à la Loire qui longe sa limite sud.. Cependant, bien que le bourg se trouve dans son lit majeur, la commune n’est historiquement pas tournée vers le fleuve. La liaison à la berge n’est pas évidente. La voie de chemin de fer, notamment, est un vrai obstacle. Onzain et Chaumont (qui se font face de sur chaque rive) présentent deux caractères ligériens résolument différents en terme d’implantation, de culture…
L’office du tourisme nous est attribué pour installer le QG. Face à la mairie, à deux pas de la place et des commerces. De là, nous avons arpenté le village en suivant les rotes : réseau de sentes au milieu des parcelles, derrière les jardins et les écoles, la médiathèque. Guillaume Quemper nous a entraîné sur le plateau agricole, fait suivre des cours d’eau. Il a discuté, beaucoup, avec les né-natifs, ou avec les à-courser.
Nous avons pu découvrir le château. La bâtisse modeste et entourée de douves recycle des vestiges architecturaux du village. Ses jeunes occupants nous entraînent dans les caves. Jean-Marie, Béatrice, ou Colette nous rendent régulièrement visite. Nos hôtes et leurs montgolfières, Michel et la fanfare, la souriante Mme Joly et ses fards, Zéphirin et sa ferme, les danseurs de la Valcissienne, Philippe et ses cadets cramponnés, les Guyader dans leurs autos, Thierry et ses engins, Didier et ses chèvres, les commerçants…
Le visage d’Onzain est souriant, accueillant.
La place centrale est un parking et un carrefour en même temps. La quiétude et la diversité ne peut pas s’y faire de place. Nous tenterons de réagir.
Guillaume propose donc d’investir cette place, nœud dans le tissu urbain, dans la circulation. Ainsi nous déployons une palissade mobile qui serpentera parmi les véhicules stationnés ou en mouvement. Les méandres de cette palissade découpent sur les places libres des espaces dans lesquels des saynètes ont lieu, pour permettre aux acteurs de la communes de donner vie à la place.